Le développement psychomoteur de 1 à 3 ans

C’est l’âge de la marche, des apprentissages, de la socialisation et du langage.
La marche :
Cette étape est très attendue par les parents. Elle annonce l’autonomie motrice de l’enfant. Elle a lieu entre 10 et 18 mois, en moyenne vers 1 an.
Le corps en redressement solide et les pieds bien à plat, bébé est maintenant près à démarrer mais il hésite encore un peu. Vous allez le rassurer et l’aider, pas le presser.
Donner lui la main, en vous mettant à sa hauteur de telle sorte qu’il n’ait pas les bras vers le haut, pour ne pas le fatiguer. Accompagnez cette aide d’encouragements et d’un large sourire. Ainsi soutenu, il lancera un pied puis l’autre.
Les premières tentatives seront de courte durée, votre enfant s’arrêtera, cherchera l’assise au sol et retournera au déplacement à 4 pattes. Puis, Peu à peu, il aura plus d’assurance et de plaisir à marcher. Il fera des parcours plus long. Accordez lui encore votre soutien mais proposez lui de s’accroche à votre doigt. Arrive enfin le moment tant attendu ou il lâche l’appui et s’élance seul. Invitez-le à le faire, en vous éloignant un peu de lui, en l’appelant et en lui tendant les bras.
Il fera ces premiers pas avec raideur, en chutant souvent. Ses pas deviendront au fil des semaines plus assurés et sa démarche plus souple. Il ira partout et vous surveillerez ses expéditions.
Il s’attaquera ensuite aux escaliers, ce qu’il a certainement déjà tenté à 4 pattes. Entre 18 et 24 mois, il montera l’escalier en mettant un pied puis l’autre sur la marche, tout en se tenant. Vers 2 ans-2 ans et demi, il descendra de la même façon. Vers 3 ans-3 ans et demi, il posera les pieds de façon alternée avec un pied sur une marche puis l’autre sur la marche suivante. L’escalade de la montagne est réussie !
On peut le laisser marcher pieds nus, ce qui améliore la perception du sol, ou le chausser avec un soulier facile à mettre et qui tienne bien le talon. Il n’est nul besoin de chaussures spéciales ou orthopédiques.

Les progrès intellectuels :
Ils vont être servis par la grande capacité de mémoire de cet âge. Bébé observe, note et retient tout.
Il va apprendre la répétition, refaisant l’action pour tester son environnement et son pouvoir d’agir sur lui.
Il va découvrir qu’il y a une relation entre les choses et que tel fait provoque tel autre. C’est le rapport fondamental de cause-effet. Il va ensuite découvrir le pouvoir d’anticipation comme d’appuyer sur un interrupteur pour allumer et éteindre une lumière.
Il va aussi se rendre compte qu’un objet peut disparaitre de sa vue pour réapparaitre et que cet objet, ou cet être, garde une existence même quand il est n’est pas là.
Ainsi, votre enfant va rapidement enrichir ses connaissances et ses aptitudes. Il vous appartiendra de l’accompagner, d’observer ses progrès et de les favoriser mais pas de chercher à les accélérer. Le respect du rythme de votre enfant doit être un maître-mot.

La socialisation :
C’est à cet âge que l’enfant reconnait les membres de sa famille.
Il est dans l’échange, donne, partage, répond aux ordres.
Il gagne en même temps en autonomie et devient capable de manger seul et tente même de s’habiller seul.
C’est également l’âge du « non », du refus par lequel il affirme sa personnalité.
Il commence enfin l’apprentissage de la propreté sphinctérienne. Vers 18 mois, beaucoup peuvent contrôler le pipi de jour et démarrent le pot mais bien d’autres vont encore le refuser. Il faut l’encourager à le faire et ne pas l’obliger.
Quant au développement du langage, il sera traité dans un chapitre à part.

Faouzia BOUFAMA-CHAOUI – janvier 2017

Télécharger en PDF