Rhinopharyngites

Cette infection de la gorge est l’infection la plus courante de l’enfant.
Il est habituel que le jeune enfant en fasse 4 à 5 par an, voire plus.
Ceci est une situation banale et ne traduit ni un état de faiblesse ni une mauvaise immunité de l’enfant.

La rhinopharyngite est une réaction de défense à la pénétration par le nez d’un virus. L’enfant va, à la faveur de ces infections, se constituer une bonne immunité contre des virus qui existent dans son environnement.

Il y a plus de rhinopharyngites en saison fraiche, automne et hiver, parce que cette période favorise les virus.
Il y aussi plus de risque si l’enfant est en crèche.
Le tabagisme passif les favorise également.

La rhinopharyngite, c’est une fièvre variable, un nez passablement bouché et qui coule et souvent de la toux. L’enfant est fatigué mais pas trop. Il mange moins et dort mal.

Cette maladie est bénigne et guérit spontanément en quelques jours. Elle a très peu de complications.
Comme elle est due à un virus, elle ne justifie pas le recours à un antibiotique. On se contentera de laver et de nettoyer le nez, de gérer la fièvre (voir les recommandations pour la fièvre), de faire boire l’enfant et on respectera la toux qui favorise l’évacuation des sécrétions.

Si l’enfant a mal a l’oreille, s’il garde une fièvre plusieurs jours, si son état général vous inquiète, s’il vomit et boit mal, il faut consulter son pédiatre et suivre ses recommandations et ne pas décider par vous même de donner un antibiotique.

La répétition des rhinopharyngites n’est pas en soi une indication à enlever les végétations. Votre pédiatre discutera cette éventualité avec le spécialiste ORL s’il y a des otites et si l’enfant a une gêne respiratoire persistante : respiration par la bouche, ronflement, pauses respiratoires lors du sommeil, réveils nocturnes…

On retiendra que la rhinopharyngite est une maladie banale, simple, qui guérit spontanément la plupart du temps.
Dans ces conditions, elle ne relève que d’un traitement symptomatique, sans antibiotique.
En cas de mauvaise évolution ou de doutes, il faut en référer à votre pédiatre.

Dr N. Chaoui. Mars 2015.

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