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Revue de Presse
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Les terreurs du sommeil chez l’enfant.
T.B.A. Mason and A.I. Pack : sleep terrors in chilhood J. of Pediatrics 2005; 147: 388-392
T.B.A. Mason et A.I. Pack font le point, dans la livraison numéro 3 du volume 47 du Journal of Pediatrics de septembre 2005, sur les terreurs du sommeil ou terreurs nocturnes, phénomène qui affecte 3 à 6% des enfants. Ils décrivent les terreurs, avec leurs manifestations psychiques, motrices et neurovégétatives. L’accès est un événement souvent bref mais il peut se prolonger jusqu'à une demi-heure. Il n’est pas calmé par les paroles et gestes apaisants, qui peuvent même l’accentuer. L’enfant rapportera la description fragmentée de choses terrifiantes ou ne parlera que d’une menace, parfois il ne gardera aucun souvenir de l’évènement. Les auteurs classent les terreurs du sommeil dans le groupe élargi des parasomnies, plus précisément dans le cadre des troubles du réveil, à coté du somnambulisme et des réveils confus. Ces divers phénomènes peuvent s’associer. Les terreurs surviennent électivement pendant les périodes d’ondes lentes du cycle du sommeil ou sommeil delta, dans la première partie de la nuit. Les auteurs identifient les facteurs qui favorisent la survenue des crises chez les sujets à risque : stress aigu avec fièvre, privation de sommeil, médicaments tel les neuroleptiques, les sédatifs, les hypnotisants, les antihistaminiques. Des terreurs peuvent également compliquer des désordres intrinsèques du sommeil, par exemple les troubles en rapport avec des anomalies de la respiration. Les terreurs nocturnes ont un support génétique. Leur risque de survenue est 10 fois plus élevé chez un parent du premier degré par rapport à la population générale et ce risque s’accroît de 60% chez un enfant si l’un de ses parents est affecté. Les terreurs nocturnes sont à distinguer des cauchemars. Ceux-ci surviennent lors du sommeil avec mouvement oculaire rapide, c'est-à-dire principalement dans la deuxième moitié de la nuit, ne s’accompagnent que de peu de manifestations motrices, neurovégétatives ou verbales. Après un cauchemar, les enfants réagissent positivement et rapidement à un réconfort et relatent bien l’événement. Les terreurs nocturnes sont également à distinguer des crises d’épilepsie, des accès de panique et des migraines. La prise en charge vise en premier lieu à rassurer les parents, expliquant la fréquence du trouble et son bon pronostic. L’analyse du sommeil est ensuite un temps essentiel. Il faut repérer et corriger ce qui le perturbe. Les enregistrements polysomnographiques sont à réserver aux cas rebelles, lorsque l’on évoque un trouble intrinsèque du sommeil. Les médicaments sont à réserver aux cas rares de crises prolongées et complexes, pouvant générer des blessures, une fois éliminé un trouble intrinsèque du sommeil. On peut faire appel aux benzodiazépines ( Clonazepam) et aux antidépresseurs tricycliques ( Imipramine). On débute par des doses progressives, administrées 90mn avant le coucher, pour une cure de 3 à 6 semaines et l’arrêt du traitement est dégressif. Le L-5 Tryptophane, précurseur de la sérotonine, semble prometteur. Décalottage ou circoncision : quelle indication dans le phimosis ?
Archives de Pédiatrie: volume 12 n°9, septembre 2005 Bréaud *, J.-M. Guys Service de chirurgie infantile, hôpital l'Archet-II, CHU de Nice, 151, route de saint-Antoine-de-Ginestière, BP 3079, 06202 Nice cedex 03, France Fédération de chirurgie pédiatrique, hôpital de la Timone-Enfants, 264, rue saint-Pierre, 13385 Marseille cedex 05, France *Auteur correspondant. Malgré l'évolution spontanément favorable des phimosis congénitaux dans plus de 80 % des cas passé l'âge de cinq ans, qui est mise en évidence dans de larges séries épidémiologiques, la question de l'attitude à tenir devant un phimosis demeure prédominante pour les mères, de même que la nécessité socioculturelle de décalotter les petits garçons. Ces différents éléments induisent un taux excessif de circoncision. Décrit depuis une dizaine d'années, le traitement par corticoïdes locaux a prouvé son efficacité pour accélérer la maturation naturelle du prépuce. Le but de cette revue de la littérature est d'identifier les aspects évolutifs, socioéconomiques et thérapeutiques des phimosis. En s'appuyant sur ces données, les auteurs recommandent une abstention de tout geste de décalottage avant l'âge d'un an, la nécessité de respecter l'évolution naturelle du prépuce jusqu'à l'âge de cinq ans, et de traiter en première intention par des corticoïdes locaux les phimosis congénitaux ou secondaires plutôt que par un geste chirurgical d'emblée.
Évitement alimentaire et trouble affectif chez l'enfant. Archives de Pédiatrie: volume 12 n°9, septembre 2005
L. Goëb , *, B. Azcona , F. Troussier, J. Malka , J.-L. Giniès , P. Duverger
Service de pédopsychiatrie, CHRU, 2, avenue Oscar Lambret, 59037 Lille cedex, France Département de pédiatrie, CHU, 4, rue Larrey, 49933 Angers cedex 09, France Unité de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent, CHU, 4, rue Larrey, 49933 Angers cedex 09, France *Auteur correspondant. Service de psychiatrie de l'enfant et de l'adolescent (Pr. P. Delion), CHRU, 2, avenue Oscar Lambret, 59037 Lille cedex, France.
Notre propos souligne l'importance de l'évaluation psychiatrique au cours des troubles du comportement alimentaire chez l'enfant et met l'accent sur une forme particulière de troubles du comportement alimentaire des enfants âgés de trois à dix ans, alors que les principaux travaux au sujet de l'anorexie mentale prépubère se focalisent soit sur la période précédant immédiatement l'adolescence (souvent entre dix et treize ans), soit sur le deuxième semestre de vie chez le bébé. Dans notre expérience, la plupart des enfants de trois à dix ans ayant des troubles du comportement alimentaire présentent un tableau mixte, proche de ce qui est décrit chez l'adolescent sous le nom d'évitement alimentaire avec trouble affectif (food avoidance emotional disorder). Ces troubles du comportement alimentaire (restrictions alimentaires diverses avec ou sans vomissements provoqués) sont longtemps ignorés chez ces jeunes enfants du fait d'un développement staturopondéral globalement satisfaisant, mais il est n'est pas rare que ces enfants rencontrent les soins dans un contexte d'urgence pédiatrique vraie du fait d'un refus alimentaire brutal et complet. Une prise en charge en consultation thérapeutique permet à ces enfants d'exprimer autrement que par leur corps leurs très fortes angoisses concernant la maladie, l'empoisonnement et la mort, pour eux-mêmes ou pour leurs proches, en particulier la mère. La reconnaissance précoce et la prise en charge de ces difficultés de conciliation entre le corps et la pensée imposent une étroite collaboration entre les équipes de pédiatrie et de pédopsychiatrie. La sédentarité des enfants et des adolescents, un enjeu de santé publique Journal de pédiatrie et de puériculture: volume 18, numéro 5, août 2005
C. Simon*, C. Klein, A. Wagner Faculté de médecine, université Louis-Pasteur, E1801, Epidémiologie des maladies cardiovasculaires et des cancers, rôle de la nutrition et de la sédentarité, 4, rue Kirschleger, 67085 Strasbourg cedex, France *Auteur correspondant. Chez l'enfant et l'adolescent comme chez l'adulte, l'activité physique a un effet bénéfique sur plusieurs aspects de la santé physique. Par ailleurs, différentes études suggèrent que les jeunes inactifs sont peu susceptibles de devenir des adultes actifs physiquement et que les comportements établis pendant l'enfance et l'adolescence sont des déterminants essentiels de la santé des adultes. Or, selon les résultats des enquêtes menées dans différents pays, y compris en France, la proportion de jeunes dont l'activité physique n'atteint pas le minimum recommandé par les experts est importante. L'augmentation de l'activité physique dans la population générale est un des objectifs prioritaires du Programme national nutrition santé (PNNS). Mais si tout le monde s'accorde sur l'objectif, les stratégies les plus efficaces pour atteindre cet objectif restent à définir.
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