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APLA :: Association des pédiatres libéraux d'Alger

Editorial

L'année 2016 sera celle des économies et des restrictions budgétaires. Les familles aux revenus modestes sont les plus menacées, particulièrement les femmes et leurs enfants.
La crise économique nous impose, nous pédiatres algériens, d'adapter notre exercice à cette réalité.
Il nous appartient de soigner avec raison, nous appuyant sur des données scientifiques de "l'Evidence Based Medicine", évitant les explorations inutiles et les médicaments sans intérêt.
Il nous faut aussi travailler plus à la préservation de la santé des enfants par l'éducation sanitaire, la promotion de l'allaitement maternel et la bonne nutrition, les mesures d'hygiène et la vaccination ou encore l'encouragement de l'activité physique.
Pour tendre vers ces objectifs, il nous faut mettre à jour nos connaissances, améliorer nos compétences et adapter notre pratique au terrain.
Tout le monde sait qu'un bon pédiatre est d'abord un bon clinicien et un médecin qui se tient informé, qu'un bilan non orienté est source d'erreur et que le meilleur traitement est le traitement ciblé.
La pratique d'une telle médecine, axée sur la préservation de la santé et raisonnée dans ses décisions, est la plus efficace tout en étant la moins coûteuse.
Notre association a maintenant pour devoir de proposer une formation médicale continue adéquate, avec plus de médecine préventive et plus d'enseignement pratique qui associe science et pragmatisme.
Elle a aussi pour obligation de mieux informer les parents parce que leur niveau de connaissance est essentiel à la bonne santé de leurs enfants.
Enfin, notre association agira encore avec ceux qui aident les enfants et n'oubliera pas ses obligations humanitaires.
Dr Nabil Chaoui - Janvier 2016.